Des « solutions » à
courte vue
Le Fonds monétaire international
(FMI), appuyé par les Européens, propose une taxe sur les banques,
qui sont sorties plus fortes des catastrophes qu'elles ont
provoquées. Cette taxe permettrait d'accumuler un fonds servant
d'assurance lors d'une prochaine crise - que l'on considère comme
inéluctable. Or, cette taxe pourrait aussi avoir l'effet pervers
d'encourager les banques à spéculer davantage, puisqu'elles
seraient désormais pourvues d'une assurance contre les crises! Et en
plus, en temps de crise, cette assurance n'aiderait en rien la
population puisqu'elle sera utilisé par les gouvernements pour
donner des bonis à diverses compagnies afin qu'elles « stimulent »
l'économie.
Quant à lui, le gouvernement de
Stephen Harper s'élève contre cette taxe. À l'écouter, les
banques canadiennes se sont bien comportées pendant la crise, bien
qu'elles aient reçu près de 200 milliards de dollars du
gouvernement à travers la Société canadienne d'Habitation et de
logement pour éviter qu'elles ne soient défavorisées.
En subventionnant les banques ou les
grandes compagnies en période de crise, le gouvernement se substitue
aux consommateurs incapables de payer. Il ne fait que déplacer le
problème : pour régler la crise de l'endettement privé, le
gouvernement crée une crise de l'endettement publique.
Les travailleurs qui écopent.. et qui résistent
Les conséquences des crises
économiques et financières des années 2007-2008 sur les
travailleurs, les étudiants, les sans-emplois et les retraités sont
ainsi loin d'être terminées. Il faut maintenant subir les suites du
sauvetage des grandes banques et des entreprises privées.
L'endettement particulièrement lourd de l'État devient un prétexte
pour sabrer dans les services publics et les programmes sociaux. Nous
payerons la facture de la crise encore longtemps sous la forme des
augmentations de tarifs ou des coupures que Jean Charest et McGuinty
nous imposent au Québec et en Ontario.
De plus, le taux de chômage au Québec
se maintient à 8,0 % (341 700 chômeurs; 8,5 % en 2009,
7,2 % en 2008, 7,2 % en 2007 et 8,0 % en 2006) depuis
le début de 2010, bien que la récession soit techniquement
terminée.
Mais comme dans tous les pays où la situation est semblable(Portugal, Grèce, Espagne,...), la population ne se laisse pas faire. Les syndicats, les organisations de gauche et les groupes communautaires sont les moteurs de la résistance qui se fait à ses mesures d'austérité.
Les crises qui continuent
Jusqu'à maintenant, les politiques
suggérées par le G20 pour faire face à la crise se sont révélées
être de cuisants échecs. La raison: Le G20 n'est qu'un instrument
au service de l'élite capitaliste responsable de la crise. En ne
s'attaquant pas à la racine du problème, les contradictions du
système capitaliste qui se traduisent par le développement de
crises, on ne fait que remettre à plus tard ses répercussions.
Il est clair que nous ne pouvons que
compter sur nos propres moyens pour que les choses changent.
Voilà pourquoi il nous faut lutter et
bâtir notre propre alternative politique anticapitaliste au Québec, au Canada et dans le reste du monde dès maintenant!
De nouveaux partis
Les travailleurs, les militants anticapitalistes et les jeunes ont besoin de leurs propres partis pour défendre leurs intérêts en luttant pour des emplois décents, pour le logement social et etc. ainsi que de leurs propres syndicats démocratiques prêts à prendre en main ces combats contre notre exploitation.
C'est dans cette optique que le MPSQ s'implique dans Québec Solidaire. Comme dans le NPA en France, dans Die Linke en Allemagne, dans Syryza en Grèce et dans le P-SOL au Brésil, les sections du CIO travaillent avec d'autres à la construction de parti pour les travailleurs et des jeunes et défendent la nécessité d'avoir des programmes clairement socialistes.
Le capitalisme est en crise –
Aidons le à s'effondrer!
Nous demandons:
-
L'arrêt des fermetures
d'usines et des licenciements de masse!
-
L'arrêt des coupures dans les
services publiques, les retraites et les pensions!
-
Des emplois décents pour tous!
-
Aucune tolérance envers les
spéculateurs!
-
La préservation et le
renforcement des services publics . Arrêtons les privatisations et
re-nationalisons ce que l'on a perdu.
-
Une éducation et des soins de
santé de qualité et gratuits!
-
Des actions concrètes pour
contrer les changements climatiques et la pollution!
-
La nationalisons sous le
contrôle des travailleurs des banques et des grandes entreprises.
-
Une production et une gestion
globales utile socialement et écologique. Pour une société
socialiste démocratique où prime les besoins de la population et
de l'environnement.